Philippe Dorget

Mes parents sont venus ici de France après
la guerre. À neuf ans, j’ai suivi.

Depuis que je suis à la retraite, je joue trois fois par semaine au ping pong. On fait bouger son sang, on fait bouger ses articulations. Ça permet d’aiguiser nos réflexes, parce qu’à 79 ans, ils ont tendance à s’endormir ! Je trouve que mes concitoyens devraient profiter davantage de toutes ces occasions pour sortir de chez eux, se joindre à la communauté et échanger. Parce que plus les gens échangent entre eux, plus ils s’apercevront qu’ils sont compatibles les uns avec les autres et ça fait tomber énormément de préjugés. Par exemple, peut-être ne s’habillent-ils pas comme nous, mais ce sont des humains également, qui ont un grand coeur et une envie de vivre paisiblement et de participer à la communauté avec harmonie.